Poêle de masse maçonné dans l'Indre et le Cher
Les fumées parcourent un long circuit de canaux avant d'atteindre le conduit, cédant leur chaleur au massif tout au long du trajet.
Le principe de l'accumulation
On charge le foyer une ou deux fois par jour et on laisse brûler vif : rien à voir avec le feu couvant d'un poêle classique.
À la sortie du massif, les fumées ne sont plus qu'à 100 ou 150 degrés, contre 300 et plus sur un poêle ordinaire.
Le massif restitue ensuite la chaleur par rayonnement pendant douze à vingt-quatre heures, à une température de surface douce, de 40 à 80 degrés.
Brique, stéatite ou béton réfractaire
La brique se monte au mortier réfractaire, avec des joints fins qui absorbent la dilatation.
La stéatite, ou pierre ollaire, offre une densité et une conductivité supérieures, ce qui améliore à la fois le stockage et la vitesse de diffusion.
Les kits en éléments moulés se montent en quelques jours, contre plusieurs semaines pour un ouvrage entièrement maçonné.
Le travail du poêlier
Le dimensionnement part des déperditions du logement et non de sa surface : une maison bien isolée demande un massif plus léger.
Placé contre un mur extérieur, le poêle perd une part de sa chaleur vers l'extérieur.
En construction neuve, la dalle se renforce localement à l'emplacement prévu du massif.
Confort et performance
On se sent bien à 19 degrés d'air devant un poêle de masse, là où une convection exigerait 21 degrés.
L'air n'étant pas surchauffé au contact d'une paroi brûlante, l'hygrométrie reste stable.
Le rendement dépasse souvent 85 %, et les émissions de particules restent basses grâce à la combustion vive à haute température.
À qui s'adresse ce chauffage
Il faut anticiper les variations météorologiques en ajustant la charge de bois d'une flambée à l'autre.
Ce type d'appareil convient aux logements occupés en continu, beaucoup moins aux résidences secondaires utilisées par intermittence.
Le bois doit sécher deux ans sous abri ventilé pour atteindre le taux d'humidité requis.
Tarifs d'un ouvrage maçonné
Un poêle de masse coûte deux à quatre fois le prix d'un poêle à bûches, mais consomme nettement moins de bois pour un confort supérieur. La fourchette courante s'étend de 8 000 à 20 000 euros posé.
Artisans poêliers dans l'Indre et le Cher
Berry Energies : Implantée à Vierzon, Berry Energies intervient sur des projets de chauffage au bois, de poêles à granulés, de poêles à bois bûches et de chaudières biomasse. Son offre comprend aussi l'entretien, le dépannage, le ramonage et la mise en service de systèmes de chauffage.
Zone géographique desservie
Principales du Cher et de l'Indre : Bourges, Chateauroux, Vierzon